Le potager au complet

Ça y est, la saison du potager « en place » est officiellement lancée. Tous nos p’tits légumes ont enfin pu poser leurs valises, et leurs racines, dans la terre qui n’attendait plus qu’eux.

Auteur : Emilie & Fabrice

Il a été difficile de résister à la tentation de planter tout ce petit monde avant les Saints de glace, mais nous avons tenu bon et nous avons bien fait car quelques gelées matinales sont venues nous passer l’bonjour. Mais, l’air de rien, il y avait encore de quoi s’occuper.

Monsieur en a profité pour mouliner une 2e fois les terrains : ils n’auront jamais été aussi prêts (merci le confinement dirons nous…). Il a aussi tamisé et mis en sac le fumier de cheval (qui s’est composté bien tranquillement au fond du jardin pendant 5 ans… pour diminuer de 5 fois sa taille d’origine) mais aussi le compost « simple » issu de la décomposition de nos tontes d’herbe, de feuilles et de branches.


La p’tite main d’oeuvre s’y est donnée à cœur joie ! (Le virus du jardinage,celui-là, on le transmet avec bonheur !)

Et venu enfin le moment du tracé du plan : il faut se souvenir de qui était planté où l’année dernière, histoire de faire « tourner » les plantations. J’ai essayé de prendre en compte les voisinages à éviter (dixit mon bouquin de jardinage), mais ce n’est pas toujours facile de concilier les deux.

Monsieur n’est pas convaincu de l’intérêt du « voisinage » puisque « jusqu’à maintenant, tout a toujours bien poussé chez nous ».

Cette année, parce que nous faisons partie de ce blog, ça m’a donné encore plus envie de faire beau et bien.

Je me suis renseignée sur la distance nécessaire à respecter entre les pieds de tomates ( 50 cm ) et de choux (60 à 70 cm selon les choux).

Moi qui faisais d’habitude tout « à l’oeil », là j’ai sorti mon p’tit mètre, et j’ai planté des bâtons au début des lignes pour mieux me repérer : ça ne rigole plus !

Ici nous avons l’habitude de planter en lignes, séparées par des planches. (Histoire de pouvoir bichonner tout ce p’tit monde sans s’embourber et repartir avec 15 cm de terre sous les semelles à chaque pas…)

Alors voilà : à la fraîche (parce que planter en plein soleil, ce n’est vraiment pas une bonne idée : ni pour les plantes, ni pour ma peau de kiri …) je me suis mise à l’ouvrage.

Pour les tomates, je mets toujours quelques feuilles d’ortie au fond du trou . C’est bon pour elles parait-il, une histoire d’azote…

Cette année, nos plants Made in Nous sont des : Noires de Crimée, Jaunes, Vertes, et 2 autres dont je ne connais pas le nom car les graines ont été récupérées par-ci par-là. J’ai craqué en achetant des pieds de Cornues des Andes et des Roses de Berne car on les aime trop ! (Dites, c’est bientôt l’été ? J’ai faim moi…).

Courges

Pour les courges, j’ai essayé de plus les espacer cette année. Parce que quand ça pousse, c’est la foire à l’empoigne : un vrai bazar pas vraiment organisé où tout le monde se mélange à tout le monde. Monsieur m’a fait penser à mettre un bâton pour repérer le pied des plants car, une fois que les tiges sont toutes emmêlées, c’est toujours une misère pour le retrouver quand on veut l’arroser.

Elles se plaisent bien : il y a déjà de jolies fleurs !

Nos choux n’ayant rien donné, j’ai également acheté des plants de choux fleurs, choux de Bruxelles, brocolis et un chou Romanesco.

J’ai semé des graines de betteraves, et des vieilles graines de salade (qui ont l’air définitivement trop vieilles car rien ne sort .)

Pour les petits pois, Monsieur a installé un grillage pour qu’ils puissent s’y agripper et ce sont les 2 hommes de la famille qui les ont semés.

Petits pois

Une fois tout ce petit monde en terre, ils ont commencé à pailler en utilisant l’herbe, fraîchement tondue, du jardin.

Nos plants de haricots sortent un peu plus chaque jour. J’adore les regarder courber le dos avant de pointer vaillamment le bout de leurs cotylédons dehors.Cette année nous allons attendre 15 jours avant de semer le reste des lignes, histoire d’avoir un petit décalage dans la récolte.

Pour nos plants de melons et notre pastèque (seule survivante), Monsieur a monté une mini serre avec des planches et des plaques de plexiglas, pour essayer de booster la croissance et leur donner la chaleur nécessaire. Mais on espère aussi arriver à mieux canaliser leur développement et éviter qu’elles aillent empiéter sur le territoire des plantes voisines.

Il y a même un compartiment, rempli de terre toute légère, dédié aux carottes et aux radis. Pour le moment, on ne sait pas si on aura des radis dignes de ce nom car les feuilles montent, montent, mais on ne voit que la tige rose qui suit…toute fine.

Nos patates sont en pleine forme et poussent à une vitesse folle. Monsieur a même eu le temps de les buter cette année !

Et puis pour tous les plants que nous avions en trop, comme chaque année, on a fait une « free distribution » au bout de notre chemin. Je laisse les plants avec une petite pancarte, et les passants se servent. Comme ça, tout le monde il est content !

Bien évidemment, tout ça c’est le côté « happy » du potager. Mais il y a un côté obscur… Je veux vous parler ici des enquiquineurs végétaux et animaliers.

 

Pour les premiers, on se retrouve vite envahi par le terrible liseron.

C’est chouette ces fleurs, mais quelle calamité : ça s’enroule et étouffe tout. J’ai lu qu’on l’appelle « les boyaux du diable » : parce que si tu en laisses un bout quand tu l’arraches, même tout petit, il est capable de repousser. Alors on essaye de leur faire la chasse dès qu’on en voit sortir de terre :à la main, à la petite pelle ou au gratte-gratte (un griffoir peut-être?).

Vue la surface, c’est long, et je ne vois pas comment faire autrement ! J’en appelle aux bonnes idées.

 

Pour les deuxièmes, là, je ne suis pas très fière mais, il faut bien l’avouer : impossible de lutter contre les limaces qui, en une nuit, commençaient à attaquer nos plants de tomates chéris. Alors j’ai acheté des granulés pour les zigouiller ( des « acceptés en culture bio » tout de même!). On compte sur le retour de la famille hérisson qui était venue s’installer sous le groseillier l’année dernière.

Mais la grosse plaie cette année, ce sont les pucerons.

Nous avions plein de cassis, de cerises, de mirabelles bien formés et nous étions trop contents car ils avaient évité les gelées tardives. Mais ces sales bestioles ont fait un carnage ! (Si on peut se manger 5 cerises, ce sera déjà la fiesta.) Des noirs, des verts et même des violet-bleu-rose (jamais vu avant!).

J’ai essayé une recette de macérat d’orties (mon purin n’étant pas encore prêt, j’avais trouvé une recette qui disait qu’on pouvait avoir un macérat efficace au bout d’une journée), mais rien n’y a fait. J’ai essayé de trouver des larves de coccinelles pour espérer qu’elles y fassent un festin mais je suis revenue bredouille . On a mis du scotch double face sur les troncs pour faire un barrage aux fourmis : sans résultat…

Ils s’en sont aussi pris à nos tomates, plus rien ne poussait alors là …c’est la défaite … j’ai fini par accepter que Monsieur « traite » le potager et nos arbres fruitiers.

Je me demande si on peut faire quelque chose en amont pour éviter que les pucerons s’installent et que les fourmis s’en occupent. Et de même pour les bestioles blanches au dessus des choux !

Avant , les hivers rudes se chargeaient de ces parasites, mais c’est fini maintenant ma Bon’dame, on ne peut plus compter sur eux…

Ici il a fait très chaud pendant ces dernières semaines. C’est Monsieur qui gère l’arrosage : il a installé un système de tuyaux poreux pour éviter de passer toutes ses soirées à arroser le jardin.

Les soirées arrosées, c’est mieux ;).

Voilà pour cet épisode 3, il a été long…

Bravo à vous si vous êtes allé(es) au bout, mais cette période a été fort chargée… difficile de faire court ! (ou/et c’est parce que je suis bavarde…)

A bientôt!

Emilie & Fabrice

Cet article vous a plu?

Partagez le!

Partager sur facebook
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest

6 réponses

  1. Superbe article !!
    Pour ma part, rien à faire contre les pucerons.
    Même le pschitt bio n’est pas vraiment efficace.
    Quant aux larves de coccinelles, les fourmis les mangent !
    C’est donc un trio infernal ….

    Très bonne idée le petit bâton aux pieds des corges ! Je fais ça toute à l’heure 😉

  2. J’ai adoré te lire, et jusqu’au bout!!!
    Ici c’est pareil carnage aux pucerons et aux limaces…
    Des bisous les lorrains sympas 😉

    1. Coucou. Moi je me sers bcp du Marc de café… J en ai même. Pulverise sur les. Plantes. Une fois attaquées (surtout rosièr) et ça a marché.. Mais je n’étais pas infestée !
      Bravo pour votre potager, et vive la. Transmission au petit Liam jardinier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Recevez les nouvelles fraîches

Ne manquez plus rien, nouveaux articles, vie du potager ou encore les derniers Trucs & Astuces pour vous faciliter la vie. Recevez directement dans votre boite mail les nouvelles fraîches de Potagernération!

2020 POTAGERNERATION – Fait en France

Formulaire de contact

Nous utilisons des cookies pour nous permettre de mieux comprendre comment le site est utilisé. En continuant à utiliser ce site, vous acceptez cette politique.

MERCI!

Votre message à été envoyé.

Nous ferons en sorte de vous répondre dans les meilleurs délais.

Retrouvez nous sur les réseaux!

0 Partages
Partagez
WhatsApp
Enregistrer